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Dimitri Desimeur nous parle de son parcours pour devenir héliciculteur. Un projet de reconversion maîtrisé.

Dimitri est arrivé au Montcel (73) en 2013 à 27 ans après une progression rapide dans le secteur de l’agro-équipement au pays du Maroilles. Il travaille ensuite 2 années dans des concessions agricoles savoyardes avant de remettre en question son projet professionnel et d’envisager une installation.

 

Quel est votre projet d’installation ?

J’ai assuré différentes fonctions, en passant notamment par la vente alors que j’étais d’une grande timidité… puis je suis devenu responsable marketing. J’ai toujours travaillé au contact des agriculteurs et je suis issu d’une famille d’éleveurs laitiers. J’avais besoin de revenir à la production, sur un élevage qui m’intéresse depuis toujours : l’héliciculture. C’est une production qui nécessite peu de foncier et que je peux valoriser en assurant la transformation et la commercialisation.   

 

Comment se passe votre parcours vers l’installation ?

J’ai d’abord fait une étude de marché globale de façon autonome, et ensuite je me suis penché sur le parcours à l’installation. J’ai fait une recherche internet et j’ai vite identifié le Point Accueil Installation avec des informations claires sur le fonctionnement. A l’issue du 1er rendez-vous PAI en mai 2016, l’autodiagnostic était rempli et j’avais toutes les informations principales. Côté Pôle Emploi,  le regard sur mon projet de conversion a changé quand j’ai pu expliquer précisément mon parcours à l’installation. Ensuite, à la Chambre d’agriculture, que ce soit au PAI ou pour l’élaboration du Plan de Professionnalisation Personnalisé, tous les petits obstacles ont été levés. Mon BTS me donne accès à la capacité professionnelle et je suis éligible à la DJA. Le parcours est clair, les conseillères sont compétentes et ça va vite. J’ai toujours eu des réponses précises. Pour d’autres questions de type règlementaire ou technique, j’ai été dirigé vers les spécialistes. Le système fonctionne bien !

 

Vous vous êtes formé ?

A l’automne 2016, j’ai suivi une formation à la création d’entreprise avec d’autres personnes de tous secteurs d’activité. On a approfondi l’étude de marché, la définition de l’offre commerciale, la stratégie commerciale et le prévisionnel. C’était aussi une opportunité pour échanger avec d’autres porteurs de projets et de constater que, dans le secteur agricole, l’appui à la création et à l’installation est important et bien structuré. J’ai aussi suivi 2 stages avec la Chambre d’agriculture sur le montage financier du projet et le stage 21 heures dans le cadre du PPP. Et je viens d’obtenir le titre d’héliciculteur après 4 mois de formation au CFPPA de Reinach. Je vais aussi aux réunions locales, avec le Parc des Bauges ou les agriculteurs du secteur. C’est essentiel pour moi de les connaître et de participer à l’activité agricole locale.

 

La 1ère mise en parc est prévue ?

Ce sera pour début 2018 avec mon installation officielle. D’ici là, je vais travailler quelques mois à la ferme hélicicole de Reinach pour le ramassage des escargots et la transformation au labo. Une opportunité pour avoir encore plus de pratique avant de m’installer. 

 

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