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7374 - Bandeau QQChiffres (PFixes QQChiffres)

Les Savoie...départements de montagneLe choix de la qualité depuis 30 ansSurcoûts liés au relief et au climat de montagneInterdépendance très forte en agriculture et tourisme - Dominante de l'herbe avec des systèmes d'élevage extensif La forêt privée composante des paysagesLes exploitations agricoles en chiffresRépartition du chiffre d'affaires des SavoieLa production laitière premier pilier de l'agricultureUne production végétale diversifiée en valléesDiversification et développement des circuits courtsBIO... Une dynamique de conversion se met en place - Les productions sous signe de qualité (AOC et labels)

 

07-Fleche-rouge Les Savoie... départements de montagne

Les départements de Savoie et Haute-Savoie, situés dans les Alpes du Nord, couvrent une superficie totale de 1 041 600 Ha. 80% de cette surface est classé en zone de montagne, dont 50% en zone de haute montagne (à plus de 1600 mètres). L’altitude moyenne de la Savoie est de 1500 m et de 1160 m pour la Haute-Savoie.

Les 4 plus grands lacs naturels de France façonnent aussi les paysages savoyards : lac Léman (en partie), Lac du Bourget, lac d’Annecy et lac d’Aiguebelette.

85% de la surface agricole est en herbe

La Surface Agricole Utilisée des deux départements est de 330 000 Ha dont les groupements pastoraux et les alpages de transhumance (moins 4% en 10 ans). Celle-ci représente près du tiers (30%) de la surface totale des départements  et possède 50% des alpages de la Région.

Le domaine pastoral avec 242 000 ha, couvre 20% de la surface des 2 départements.

Cette vocation herbagère, ainsi que son relief, pays de montagnes et de Piémonts, orientent tout naturellement la Savoie et la Haute-Savoie vers l’élevage.

Le tiers de la surface du département est composé de forêts et  la sylviculture qui s’organise, constitue l’autre gestionnaire de l’espace.

07-Fleche-rouge Le choix de la qualité depuis 30 ans

Depuis près de trois décennies, Les agriculteurs savoyards et haut-savoyards  ont fait le choix de la qualité et revendiquent avec force une agriculture à taille humaine dans un paysage vivant et entretenu.

L’agriculture se caractérise aujourd’hui par son rôle irremplaçable dans l’aménagement du territoire et l’entretien de l’espace, alors que la production agricole représente seulement 2% du PIB des Savoie.

L’agriculture savoyarde ne sera jamais celle des tonnages. Les handicaps liés aux structures de nos départements ne nous permettent pas de rester compétitif et d’avoir un prix rémunérateur en faisant de la quantité.

Les agriculteurs ont su moderniser leurs exploitations et développer des procédés modernes de fabrication qui préservent une qualité sanitaire et organoleptique qui fait la réputation des produits savoyards.

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07-Fleche-rouge Surcoûts liés au relief et au climat de montagne                   

Les agriculteurs qui exploitent en zone de montagne doivent surmonter bon nombre de handicaps naturels, à commencer par la rigueur climatique qui raccourcit le cycle végétatif des cultures (d’où des rendements faibles), qui limite le choix des cultures et impose une longue durée d’hivernage pour les animaux.

La pente et le morcellement foncier induisent des difficultés de mécanisation. En effet, Les frais de mécanisation, poste de charge élevé, sont plus importants en montagne. Les terrains en pente supposent un renouvellement de matériel plus régulier et l’investissement de machines agricoles adaptées et spécifiques plus coûteuses.

Les conditions naturelles rudes impliquent également un surcoût lié à la construction de bâtiments adaptés. 

Les handicaps géographiques ont aussi des répercussions sur la collecte et sur les services inhérents à l’élevage (contrôle laitier, insémination, vétérinaire, conseiller...) et conduisent à un coût supérieur à celui rencontré dans les autres zones.

Matériel agricole adapté à la pente, bâtiments résistant au poids de la neige et au froid, difficultés d’accès pour la collecte laitière et les services à l’élevage, éloignement des centres d’approvisionnement et de services… Autant de contraintes qui pénalisent la compétitivité des exploitations.

07-Fleche-rouge Interdépendance très forte entre agriculture et tourisme

Une interdépendance très forte existe entre l’agriculture savoyarde et le tourisme :

L’agriculture joue un rôle capital sur le maintien et l’entretien des espaces ruraux qui sont les atouts fondamentaux du tourisme. Ce dernier est un grand consommateur de paysage et est sensible à des espaces entretenus.

De plus, afin de répondre aux nouvelles attentes des touristes, de nombreux agriculteurs ont aussi développé sur leur exploitation, un atelier de vente directe et une activité d’agritourisme.

L’activité touristique permet non seulement de créer des emplois saisonniers pour la population agricole familiale mais aussi de valoriser les produits du terroir grâce aux flux de vacanciers.

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07-Fleche-rouge Dominante de l'herbe avec des systèmes d'élevage extensif

Les systèmes d’élevage de Savoie et Haute-Savoie sont dans leur grande majorité des systèmes que l’on peut caractériser d’extensifs. Ils utilisent en effet peu d’intrants, d’où leur intérêt tant sur le plan écologique que sur le plan économique, et les chargements faibles ou moyens qu’ils pratiquent exercent sur le milieu une pression modérée qui participe cependant à l’entretien de vastes espaces.
De plus, ils valorisent fréquemment le potentiel génétique de races animales locales adaptées (Abondance et Tarine pour les bovins lait, Thônes et Marthod pour les ovins).

07-Fleche-rouge La forêt privée composante des paysages

Des surfaces difficiles d’accès réparties entre une multitude de petits propriétaires

Les 58 520 propriétaires privés possèdent  56% de la surface forestière savoyarde. Ils sont 100 700 en Haute-savoie où ils se partagent 71% de la forêt départementale.

La surface moyenne détenue par propriétaire est de 1.8 ha en Savoie et 1 ha en Haute-Savoie.

L’atomisation de la propriété est un frein majeur à la gestion de la forêt savoyarde qui est encore largement sous-exploitée, mais des actions sont  mises en place pour structurer et organiser les propriétaires pour contourner ces difficultés.

Des groupements de propriétaires forestiers pour dynamiser la filière

Les conseillers de la Mission forêt développent des actions de massification, de création de dessertes. Ils sont notamment responsables de l’animation d’une charte forestière dans le Haut-Chablais et d’un groupement forestier dans les Bauges. Leur expertise permet de privilégier les coupes correspondant au terrain et à ses capacités de régénération, des conseils pour un peuplement d’essences favorisant la résistance, et une gestion à la fois rentable et durable.

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Les exploitations agricoles en chiffres

5867 exploitations ont été comptées sur les Savoie lors du recensement agricole de 2010, avec respectivement 2750 exploitations en Savoie et 3120 en Haute-Savoie. Leur nombre a baissé de 37% en 10 ans et de 71% en 30 ans. La moitié des petites exploitations (production inférieure à 25 000 €) a disparu en dix ans.

La SAU moyenne est de 41 ha par exploitation contre 27 ha en 2000 : 47% des exploitations utilisent ainsi 82% de la SAU.

Le nombre d’exploitations en GAEC ou en société a presque doublé en dix ans.

La Haute-Savoie avec 30% des exploitations en société (GAEC,   EARL…etc), devance la Savoie où 17% des exploitations sont gérées sous cette forme.

La moyenne d’âge est plus élevée chez les exploitants à titre individuel : 42% ont moins de 50 ans, alors que cette proportion passe à 70% pour les chefs d’exploitation en GAEC ou société.

 

Des exploitations avec un caractère familial très affirmé
En Savoie et Haute-Savoie, les exploitations conservent un caractère familial très affirmé. Actuellement 78% du travail accompli sur l’exploitation est réalisé par la population familiale.

Cet aspect correspond à une identité culturelle forte des deux départements et constitue un des volets du projet agricole interdépartemental. Le salariat représente 22% de la main d’œuvre totale.

Toutefois, les autres actifs familiaux baissent de façon très sensible (- 50%), traduisant bien la revendication légitime de la population agricole de se rapprocher des autres catégories socioprofessionnelles. Le conjoint se marie maintenant avec un agriculteur et non à l’agriculture. Ce qui a des conséquences sur la problématique de la main d’œuvre et la modernisation des exploitations.

Un agriculteur sur trois exerce une activité hors de l'exploitation

La pluriactivité du chef d’exploitation constitue aussi une assise culturelle forte en Savoie et Haute-Savoie : elle permet de conforter l’emploi grâce à la combinaison d’activités saisonnières ou à temps partiel. 

Les ouvriers-paysans se font plus rares et la pluriactivité relève maintenant de combinaisons multiples avec notamment les métiers saisonniers liés au tourisme (essentiellement l’hiver). Ce système permet de conforter un bon nombre d’exploitations et permet d’apporter un complément de revenu conséquent pour l’exploi

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07-Fleche-rouge Répartition du chiffre d'affaires des Savoie (optique production)

 

520 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2012

 

7374 - Chiffre_daffaires_agricole (PFClés de l agriculture)

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07-Fleche-rouge La production laitière premier pilier de l'agriculture

La production laitière représente un des principaux piliers de l’agriculture avec 184 Millions d’€ soit 34% du chiffre d’affaires agricoles. (Le secteur lait qui inclut la partie valorisation viande du troupeau laitier et les fourrages consommés atteint la moitié du CA des Savoie).

2000 élevages dont un tiers en haute-montagne comptabilisent 84 000 vaches laitières de races Abondance, Tarentaise et montbéliarde. Le troupeau laitier est réparti à 36% en Savoie et 64% en Haute-Savoie.

Les 84 000 vaches laitières produisent 340 millions de litres de lait par an.

84% du  lait est transformé en fromages AOC ou IGP.

L’élevage des Savoie, c’est aussi des vaches allaitantes, des ovins et des caprins

La viande bovine est pour une partie importante (67%), un co-produit de l’élevage laitier. La production allaitante reste toutefois significative (33%). Les éleveurs de viande de Savoie ont mis en place ces dernières  années plusieurs démarches pour valoriser la qualité de leurs produits : viande bovine des Pays de Savoie, Bœuf des cimes… etc.

La filière caprine avec ses 12 000 chèvres laitières, connaît un dynamisme croissant et bénéficie de nombreuses installations de jeunes. Les élevages caprins sont de plus en plus spécialisés et professionnalisés.

La filière ovine correspond à des systèmes viandes valorisant les grands espaces herbagers d’altitude. Le troupeau ovin est le garant de l’entretien de ces espaces difficiles.

L’effectif de 42 000 brebis mères, est pour les 2/3 localisé en Savoie.

Ces deux filières ont choisi l’option circuits courts, avec des modes de commercialisation organisés et des produits sous signe de qualité : Chevrotin fermier AOC,  tomme de chèvre des Savoie IGP, agneau d’alpage…

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07-Fleche-rouge Une production végétale diversifiée en vallées

La viticulture est la filière phare des productions végétales pour la Savoie

Avec 2150 ha de vigne et 600 viticulteurs, la viticulture représente 15% de la production agricole. C’est sans doute la filière phare des productions végétales, en particulier en Savoie.

Depuis une dizaine d’année, les vins de Savoie qui bénéficient d’une AOC, ont développé une image de qualité et ont mis en place une structure interprofessionnelle.

Aujourd’hui, le Vin de Savoie est reconnu comme un vin de dégustation : les 2/3 de la production sont des vins blancs.

Les différents partenaires de la filière ont engagé une réflexion ces dernières années pour dégager les axes d’actions prioritaires d’un projet global pour l’avenir des vins de Savoie : renforcer la typicité, produire en respectant l’environnement et exporter le vins sur d’autres départements.

Outre les vignes, la filière végétale offre aussi des paysages variés avec vergers, maraîchage, horticulture et céréales qui façonnent les vallées et les espaces périurbains.

 

Des pommes et des poires sous IGP surtout en Haute-Savoie

180 arboriculteurs exploitent 600 ha de vergers et produisent 16 000 tonnes de fruits, principalement des pommes (13 000 t sur 430 ha) et des poires (3000 t sur 130 ha). Coings, pêches et noix viennent en complément.

Les vergers sont répartis sur 5 bassins de production : Albanais, vallée des Usses et Bornes, Genevois, Combe de Savoie et La Motte Servolex. On trouve également une station expérimentale à Poisy

La production de pommes et de poires de Savoie est fondée sur une meilleure maîtrise de la qualité à tous les niveaux (mise en œuvre de la lutte intégrée, choix des variétés...). Elle bénéficie d’un signe officiel, l’IGP (Indication Géographique Protégée).

Les fruits produits sous IGP représentent 11 000 t chaque année, alors que seulement 2000 à 3000 t de ces fruits sont vendues sous IGP.

Nous pouvons noter aussi que la noix, qui représente seulement 3% des fruits en tonnage, bénéficie de l’AOC « noix de Grenoble ».

 

Des légumes pour les marchés de proximité

60 producteurs répartis sur 180 ha, approvisionnent les marchés locaux avec une gamme très diversifiée de légumes, jusqu’à 40 produits différents sur une même exploitation ! Et aussi des producteurs spécialisés sur quelques produits (tomates, concombres, courgettes, salades) qui livrent sur des circuits longs (Genève – Suisse)

Le maraîchage poursuit son orientation vers des systèmes de culture plus respectueux de l’environnement : lutte raisonnée ou biologique - désherbage alternatif - fertilisation azotée minimum.

 Horticulture et pépinières ; une production pour la vente directe

Le secteur concerne une  soixantaine d’entreprises avec 200 ETP permanents (et 300 saisonniers). Celles-ci exploitent 143 ha dont 123 ha pleine terre et le  reste sous serre ou hors-sol.

La production est écoulée principalement en vente directe dans le cadre du réseau « Horticulteurs et pépiniéristes de France »

 Plutôt des céréales à paille en Haute-Savoie et du maïs en Savoie

Le blé, le maïs et l’orge sont les cultures dominantes sur les 18 500 ha consacrés chaque année aux céréales. 74% des surfaces en céréales sont consacrées au maïs en Savoie, et 71% aux céréales à paille en Haute-Savoie.

La production céréalière est destinée à la vente ou à l’autoconsommation. Cette production est généralement complétée par une autre activité.

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07-Fleche-rouge Diversification et développement  des circuits courts

37% des exploitations pratiquent les circuits courts (18% en France)

Les produits laitiers et les produits animaux arrivent en tête du classement des 2462 exploitations pratiquant les circuits courts.

20% des exploitations ont diversifié leur activité et 34% d’entre elles recourent à la vente directe

Si la production fermière ne représente pas une part importante des livraisons, elle complète parfaitement le panel des activités agricoles du département, avec notamment des filières diversifiées émergentes, peu banales telles que le miel, les petits fruits, les plantes aromatiques et médicinales, les escargots, les poissons des lacs…etc.

Le site des producteurs de Savoie Mont-Blanc

 

07-Fleche-rouge BIO... Une dynamique de conversion se met en place

145 exploitations sont certifiées bio, soit 3% du total des exploitations.

Ce faible pourcentage n’est pas surprenant dans des départements  où les produits AOC ou IGP concernent 2 exploitations sur 5.  4% des exploitations envisagent une conversion dans les 5 ans.

Un certain nombre d’arboriculteurs et de viticulteurs ont d’ores et déjà adopté des pratiques respectueuses de l’environnement utilisées en agriculture biologique.

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07-Fleche-rouge Les productions sous signe de qualité (AOC et labels)

42% des exploitations ont au moins un produit sous signe de qualité (hors bio)

L’importance de la production fromagère illustre parfaitement le positionnement des fromages savoyards sur des produits de qualité. Aujourd’hui, 96% du lait est destiné à la fabrication fromagère et plus des deux tiers bénéficient d’un signe de qualité. La filière a su développer une économie dynamique autour d’un plateau de fromages prestigieux :

En AOC : Beaufort, ABONDANCE, Reblochon, Tome des Bauges, Chevrotin

En IGP : Tomme, Emmental de Savoie, Gruyère et raclette de Savoie (agrément en cours).

 

Les systèmes AOC, mais aussi le Label Régional Savoie, ont été vus comme un modèle alternatif pour les secteurs « difficiles », grâce à des processus de coopération entre acteurs de la filière et à l’instauration de règles codifiées. Ils assurent une traçabilité rigoureuse. Ce sont des experts indépendants qui certifient le respect des caractéristiques de chacun des produits : origine, normes sanitaires, maturation, goût.

 

Ces systèmes productifs localisés constituent un avantage à l’ensemble du territoire.

 

De nombreux autres produits ne bénéficiant pas de signes officiels s’orientent vers une démarche de qualité : filière viande bovine, filière caprine et ovines


 

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