Accueil > Actualités > Qui sont les cédants d’aujourd’hui dans l’Ain ?
(jj/mm/aaaa)
(jj/mm/aaaa)

Qui sont les cédants d’aujourd’hui dans l’Ain ?

62 ans, c’est l’âge de départ à la retraite, pourtant les exploitants sont encore nombreux à être sur une exploitation au-delà. En 2016, 22% des exploitants rencontrés au PAT de l’Ain avaient plus de 64 ans.

Une succession d’exploitation se prépare 10 ans avant !

 

Selon une étude publiée en 2015 par le service de la statistique et la prospective du ministère de l’Agriculture, 33 % des exploitations dont le chef a plus de 55 ans trouve à coup sûr un successeur dans les 2 ans après ses premières démarches. Dans 80 % des cas, c’est un membre de la famille : l’âge du repreneur n’est toutefois pas indiqué et la transmission entre conjoints est fréquente. Autrement dit, la question de la succession se posera de nouveau dans quelques années.
Dans l’Ain, parmi les exploitants qui se renseignent sur la transmission, un tiers se présente en rendez-vous avec un repreneur identifié, à 50% d’origine hors cadre familial. Un autre tiers est sans successeur identifié. Pour 70 % d’entre eux, ils n’hésitent pas à chercher un associé dans un premier temps.

Deux tiers des exploitations à céder sont sans successeur

 

Certaines disparaîtront : 21 % des exploitants rencontrés évoquent un projet de démembrement, d’autres seront reprises par un tiers pour agrandissement. Le phénomène de fusion et disparition d’entreprises n’épargne pas l’agriculture. Parfois, le chef d’exploitation décide de poursuivre son activité faute de repreneur.

A partir de 63 ans, les chefs d’exploitation tendent à conserver une surface de plus en plus faible : cession des terres en fermage, et maintien de parcelles de subsistance. Ces exploitations sont de moins en moins attractives pour un repreneur potentiel, alors que l’on constate que lorsque le cédant connait son successeur, il maintient un outil de production compétitif. Il continue à investir et à accroître la surface de son exploitation. La surface exploitée moyenne à l’échelle nationale atteint 80 hectares lorsque l’agriculteur de 55 ans est assuré d’avoir un repreneur, contre 40 hectares si la succession est incertaine. Il peut même dans certains cas développer un atelier susceptible de renforcer la viabilité de l’exploitation (conversion bio, création d’un atelier à forte valeur ajoutée).

La question de l’anticipation de la transmission et de l’existence de passerelles entre cédants et repreneurs garde donc toute sa légitimité dans un contexte où il s’agit de préserver un tissu agricole et social dense, favoriser l’attrait du métier et lutter contre la désertification des campagnes.

 

CA01 ACTU Affiche transmission